COMMENT IMMITER LE CHRIST DANS SA PASSION?

“Il a été opprimé… et il n’a pas ouvert la bouche” (Is 53,7)  L’ elément clé de la vie du Christ, la passion nous amène à réfléchir sur ce sacrifice que fit le Seigneur sur le bois de la croix en rémission de nos péchés. C’est par amour pour nous que Jésus se laissa accuser à tort. Fort de son enseignement et de sa mission, Il ne pense pas à la souffrance et subit les coups de ses bourreaux. Jusqu’au bout Jésus nous donne son amour, il pardonne ainsi au bon larron et lui promet son royaume.  Sur cette page, vous trouverez des textes de réflexion, des chapelets et un chemin de croix à méditer. Mais parce que derrière la passion il y a la joie de la résurrection, vous pourrez également méditer un « chemin de joie » de 14 stations. Le lecteur pourra se reporter également à la rubrique sur le Saint Suaire, preuve des souffrances que le Christ endura.Les visions d’ Anne Catherine Emmerich sont longues mais leur lecture est émouvante, intense, et nous plonge intensément dans la passion. Ayez le courage de les lire, vous en sortirez grandi dans votre foi, et le vendredi saint n’aura plus pour vous la même valeur. L’objectif est ainsi de participer pleinement, par la méditation, au sacrifice du Seigneur.  La croix que les chrétiens portent au cou par millions est chargée de symboles, elle porte le souvenir  du Christ offert en sacrifice, elle est preuve de son amour et de notre foi en lui.  « Pour comprendre combien il est agréable à Jésus-Christ que nous pensions souvent à sa passion et à la mort ignominieuse qu’il a endurées pour nous, il suffit de se rappeler qu’il a institué le Sacrement de l’autel comme un mémorial destiné à conserver au milieu de nous le souvenir toujours vivant de l’amour qu’il nous a témoigné en s’immolant sur la croix pour notre salut. Nous savons qu’il nous a donné ce Sacrement d’amour dans la nuit même qui précéda sa mort. Après avoir distribué son corps à ses disciples, il leur a dit, et par eux à nous tous, qu’en recevant la Sainte communion, nous devons nous rappeler tout ce qu’il a souffert pour nous (1Co11, 26). C’est pour perpétuer en nous le souvenir du bienfait de la rédemption, dit saint Thomas, que Notre Seigneur nous a laissé son corps pour aliment. Cet auguste Sacrement, ajoute le Docteur Angélique, nous rappelle sans cesse l’amour immense que Jésus-Christ nous a montré dans sa passion. »  « Il voulut, dans sa passion, être cloué à la croix, pour expier l’abus que nous avons fait de notre liberté. Il voulut expier notre avarice par sa nudité, notre orgueil par ses humiliations, notre envie de dominer par sa soumission aux bourreaux, nos mauvaises pensées par sa couronne d’épines, notre intempérance par le fiel qu’il goûta, et nos plaisirs sensuels par les souffrances de son corps. » Alphonse de Liguori. La première chose qui frappe sur la passion est sa violence. Jésus dut endurer une multitude de coups et d’outrages, « les Juifs choisirent pour [lui] la mort de la croix, comme la plus ignominieuse, afin que son nom fût à jamais couvert d’infamie et entièrement oublié des hommes, ainsi que Jérémie l’avait prédit (Jr11, 19). »

–         Le frère Joseph François raconte qu’un jour il vit en vision le couronnement d’épine du Seigneur. Par trois fois, on avait enlevé et replanté la couronne et, chaque fois, des épines pénétraient dans sa tête, laissant 34 blessures profondes.

–         Selon les visions d’Anne Catherine Emmerich, lors de la crucifixion de Jésus, les bourreaux enfoncent les quatre clous de 36 coups de marteau. De plus, Jésus serait tombé 7 fois sur le chemin de la croix.

–         La Mère de Dieu a encore révélé à sainte Brigitte que la couronne d’épines ceignait la tête sacrée de son Fils jusqu’au  milieu du front, et que les épines furent si violemment enfoncées que le sang ruissela sur toute la face, de telle sorte qu’elle en parut toute couverte.

–         Jésus a été fouetté (Mt27 :26,Mc15 :15, Jn19 :1), frappé à la face (Mt27 :30, Mc 15 :19, Lc22 :63, Jn19 :3), couronné d’épines (Mt27 :29, Mc15 :17, Jn19 :2), chargé d’une lourde croix (Jn19 :17), cloué aux pieds et aux mains (Jn20 :25), couvert de crachats et d’insultes.

–         Sa sainte face fut martyrisée comme le montre l’analyse du linceul de Turin (tuméfaction, déchirures…)

–         “Nous l’avons vu , s’écrie-t-il, et nous avons voulu le reconnaître: mais nous ne l’avons pu. Il nous a paru un objet de mépris, le      dernier des hommes, et un homme de douleurs. Nous ne l’avons point reconnu.” (Is 53, 2-3)

–         Il fut rassasié de douleurs dans l’âme et dans le corps. Mon Père! disait-il par la bouche de David, vous avez fait passer sur moi tous les flots de votre colère (Ps 87, 8) ! Et il ajouta en mourant, qu’il expirait abîmé dans un océan de douleurs et d’opprobres (Ps 68, 3)

–         Ainsi s’est parole d’Isaïe, que Dieu a voulu broyer son Fils dans les souffrances, pour le salut du monde (Is 53, 10-11).

–         “J’ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, les joues à ceux qui m’arrachaient la barbe; je n’ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats” (Is 50, 6)

–           Tous les évènements de la passion, les souffrances du Christ, furent prédits pat les prophètes. Nombreux sont les psaumes à faire référence à cet épisode.

–         Psaume 21, le Sauveur aurait les mains et les pieds percés de clous et que ses membres seraient tellement étendus qu’on pourrait compter ses os (Ps 21, 15. 18).

–         Psaume 21, avant de le crucifier, on lui ôterait ses vêtements; que ses vêtements extérieurs seraient partagés entre les bourreaux, et que celui de dessous, étant une tunique sans couture, serait tiré au sort (Ps. 21, 19). Cette prophétie est rappelée par saint Matthieu et saint Jean (Mt 27, 35; Jn 19, 23).

–         ” Tous ceux qui me voyaient, se sont moqués de moi; ils ont dit en branlant la tête: Il a mis son espérance dans le Seigneur, que le Seigneur le délivre; qu’il le sauve, s’il est vrai qu’il l’aime” (Ps 21, 8-9)

–         “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? Loin de me sauver les paroles de ma bouche ” (Ps 21, 2)

–         Jésus a accepté sans résistance la confusion et tous les opprobres que ses ennemis lui préparaient, ainsi que l’avait prédit David (Ps 68, 8)

–         Mais il était transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes ; le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.(Esaïe 53 : 5).

–         Trahis par un ami : (Ps 41:9)

–         Trahis pour 30 pièces d’argent : (Za 11:12).

–         Il fut faussement accusé : (Ps 35:11).

–         Il resta silencieux devant ses accusateurs : (Es 53:7).

–         Il fut crucifié avec deux voleurs : (Es 53:12).

–         Il pria pour ses ennemis : (Ps 109:4).

–         On lui donna du fiel (ou du vinaigre) sur apaiser ses douleurs : (Ps 69:21)

–         Aucun de ses os ne fut brisé : (Ps 34:20).

–         Il fut enterré par un riche : (Es 53:9)

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