LE TROISIÈME SECRET


toujours caché par le Vatican Ce n’est qu’en juin 1943, suite à une grave maladie, que sœur Lucie rédige sur papier le troisième secret. Mis sous enveloppe et cachetée, Mgr. da Silva en devint le dépositaire. Il plaça l’enveloppe dans une autre plus grande, cachetée à la cire, et écrivit dessus : « Cette enveloppe avec son contenu sera remise à Son Éminence le cardinal don Manuel, Patriarche de Lisbonne, après ma mort. Leiria, 8 décembre 1945. José, évêque de Leiria. »
Cette grande enveloppe fut ensuite placée dans un coffre de la curie car le Vatican refusa d’en devenir le dépositaire.
(1)

Le troisième secret, selon la demande de Notre-Dame, devait être lu au monde en 1960.

Au début de l’année 1957, le Vatican demande à la curie de Leira l’envoi photocopié de tous les écrits de sœur Lucie, ainsi que l’enveloppe conservée par Mgr. da Silva. C’est donc le 16 avril de la même année que le Saint-Siège accuse réception des documents demandés : les photocopies, ainsi que l’original de la fameuse enveloppe cachetée contenant le troisième secret.

Pourquoi le Vatican qui, en 1943, avait refusé de devenir le dépositaire du troisième secret se décida tout d’un coup à vouloir ce document ?. En 1957, on pouvait penser que ce serait en vu de sa publication en 1960… mais aujourd’hui on se demande si ce n’aurait pas été plutôt pour le faire disparaître selon l’importance de son contenu. Après la publication en 2000 d’un faux secret, le Saint-Siège se refuse toujours à montrer l’enveloppe et à autoriser l’analyse des documents présentés afin d’ôter toute suspicion sur la valeur du dossier dont tous les papes, depuis 1960, refusèrent la publication. On peut penser que Jean-Paul Ier avait l’intention de le faire, mais il disparut trop tôt, dans des circonstances mystérieuses.

 

Le 25 janvier 1959, le nouveau pape Jean XXIII annonce la convocation d’un Concile qui s’ouvrira le 11 octobre 1962

Cette date avait été expressément fixée par la Très Sainte Vierge Elle-même car à cette date son contenu aurait été mieux compris.

Texte intégral de cette lettre)

 

LE TROISIÈME SECRET


toujours caché par le Vatican

 

Les journées de prière
des 12 et 13 octobre 1960

Après le 13 mai 1960, le nouvel évêque de Leiria, Mgr Joao Venancio — successeur de Mgr. da Silva décédé en 1957 — constatant que Jean XXIII n’avait pas publié le troisième Secret, prit une décision courageuse : sans solliciter l’autorisation du Saint-Siège, il lança un appel à tous les évêques du monde pour les inviter à organiser les 12 et 13 octobre des journées de prière et de pénitence, en union avec les pèlerins de la Cova da Iria, dans un esprit de réparation et de consécration aux Saints Cœurs de Jésus et de Marie. Il voulait ainsi fléchir le Ciel, enrayer la déception des fidèles et, c’était sous-entendu, contraindre le Vatican à sortir de son silence. Car le Pape ne s’était toujours pas prononcé officiellement au sujet du troisième Secret.

Lettre de Mgr. Joao Venancio
qu’il adressa à tous les évêques catholiques du monde

Fatima, le 17 mai 1960.

Excellence,

En ce jour du premier anniversaire de la consécration officielle du Portugal aux saints Cœurs de Jésus et de Marie, qu’il soit permis à l’un de vos plus humbles frères dans l’épiscopat de s’adresser à Votre Excellence pour lui présenter une requête.

Évêque de Leiria, j’ai la garde du sanctuaire de Notre-Dame de Fatima, et c’est en me recommandant de ce titre, et de cette charge si lourde pour moi, que j’ose vous ouvrir mon cœur et espérer votre concours.
L’inquiétude du monde entier devant la fragilité de la paix, et plus encore, l’angoisse qui étreint les chrétiens clairvoyants devant la menace de l’expansion du communisme, expliquent assez les nombreux appels, venus de partout, qui me pressent d’intensifier le mouvement de prière et de pénitence, né à la Cova da Iria, tout spécialement en vue de la conversion de la Russie et de la paix.

Encore sous le coup de l’émotion du spectacle de l’immense foule pénitente qui s’est rassemblée à Fatima le 13 mai dernier, et plus conscient que jamais, pour ma part, des responsabilités que S. E. le cardinal Lercaro rappelait, ce jour-là, à tous les pèlerins, dans son homélie ; en face du message si clair donné par la Très Sainte Vierge, il y a quarante-trois ans, je me suis résolu à demander à mes diocésains, et aux autres pèlerins qui viendront à Fatima les 12 et 13 octobre prochains, un effort spécial de prière et de pénitence, en vue d’un plus parfait retour à Dieu.
Je demande, à tous ceux qui le pourront vraiment, de terminer à pied le pèlerinage, de parcourir au moins les derniers kilomètres en récitant le Rosaire, et de passer la nuit entière du 12 au 13 à adorer le Très Saint-Sacrement, en réparation de tant de péchés, cause d’affliction pour le Cœur Sacré de Jésus et pour celui de notre Mère Douloureuse et Immaculée.

Mais comment la seule intervention, même d’un million de pèlerins, chargés de leurs propres misères spirituelles, pourrait-elle compenser suffisamment le mal si grand qui triomphe dans le monde, et l’indifférence d’une multitude de chrétiens eux-mêmes, qui négligent de recourir au Sauveur et à sa Sainte Mère ?

Aussi, la pensée m’est-elle venue de solliciter l’aide de mes frères dans l’épiscopat. Peut-être vous semblera-t-il opportun, Excellence, de transmettre mon humble requête à votre peuple, et de lui proposer des exercices de prière et de pénitence analogues, en union avec tous les pèlerins de Fatima. De cette manière, les 12 et 13 octobre prochains seraient de véritables journées mondiales de prière et de pénitence, pour obtenir le triomphe de la cause de Dieu.

À Fatima, comme le rappelait le cardinal Lercaro, Notre-Dame a couronné l’histoire séculaire de ses interventions miséricordieuses, en demandant que soient consacrés à son Cœur Immaculé le monde, pourtant si mauvais, et particulièrement la Russie, dont les erreurs se répandent partout et dont les persécutions angoissent l’Église.

Ne peut-on pas espérer que, pontifes, prêtres et fidèles de partout, en s’associant d’un seul cœur, avec une ferveur renouvelée, aux consécrations déjà accomplies par le Souverain Pontife, contribueront à lever les obstacles qui ont pu empêcher ces actes solennels d’obtenir leur pleine efficacité, pour la conversion de la Russie, si chère à la Mère de Dieu, et l’obtention d’une véritable paix ?

Je serais très reconnaissant à Votre Excellence, si elle n’y voyait pas d’inconvénients, de vouloir bien charger quelqu’un de m’envoyer, pour l’édification commune, un petit compte rendu de ce qui aura pu être réalisé, en ce sens, dans son diocèse.

Daigne Votre Excellence pardonner la simplicité avec laquelle j’ai laissé mon cœur dicter cette lettre, et agréer mes sentiments de profond respect et d’entière union dans les Cœurs de Jésus et de Marie.

Jean, évêque de Leiria.

A la lecture de cette lettre, on peut regretter que Mgr. Venancio n’ait pas exposé exactement la demande du Ciel concernant la consécration de la Russie ; d’autant qu’en publiant cette lettre dans la Voz da Fatima de juillet 1960, le mensuel du sanctuaire, il plaçait en exergue ces phrases du Secret : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. »Environ 300 évêques répondirent à son appel. C’était à peine 15 % de l’épiscopat mondial. Néanmoins leurs lettres témoignaient qu’en de nombreux pays, on s’unirait aux ardentes supplications des pèlerins de Fatima.

 

 

 

Le 12 octobre, 500 000 pèlerins venus du monde entier, participeront à cette nuit de prières ; mais le pape ne tiendra aucun compte et continua à mépriser la demande de Notre-Dame d’une part, et les catholiques eux-mêmes par la même occasion.
C’est dès ce moment là que, peu à peu, les modernistes purs et durs, les gens d’églises plus ou moins francs-maçons (plutôt plus que moins), entreront en masse dans les hautes sphères de la hiérarchie vaticane !.Le 3 juin 1963, le pape Jean XXIII meurt et Paul VI lui succède. Il se fait communiquer le texte du troisième secret, mais comme son prédécesseur il n’en tint aucun compte et fera même pire que lui, puisque le Concile Vatican II adopta plusieurs textes blasphématoires contre la Sainte Vierge ; supprima plusieurs fêtes de la Vierge dans le nouveau calendrier liturgique ; réduisit le culte au strict minimum… et dans les textes votés lors des sessions dudit concile, n’apparaîtront jamais les mots : « Cœur Immaculé de Marie », « Sacré-Cœur », « rosaire », « chapelet »… Bref, l’esprit de satan s’infiltrait dans l’église, lui faisant perdre le culte de Marie et de Jésus pour lui ouvrir une nouvelle ère : celle du culte de l’homme, nouveau et seul dieu dans l’esprit inavoué de ce sinistre concile !.

 

 

Paul VI se rend à Fatima le 13 mai 1967. On aurait naïvement pensé qu’il révélerait au monde ce qui aurait dû être fait 7 ans plus tôt ; mais déception, il ne fit rien !.
Arrivée à l’aéroport portugais vers 9h30, le pape se rendit en Rolls-Royce (on ne se refuse rien…!) à la Cova da Iria. Il dit la messe moderniste qui se fait depuis Vatican II et à la fin de la célébration, la voyante lui fut présentée. Sœur Lucie lui implora à genoux, à plusieurs reprises, un entretien seule à seul, mais — selon le

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 12 octobre, 500 000 pèlerins venus du monde entier, participeront à cette nuit de prières ; mais le pape ne tiendra aucun compte et continua à mépriser la demande de Notre-Dame d’une part, et les catholiques eux-mêmes par la même occasion.
C’est dès ce moment là que, peu à peu, les modernistes purs et durs, les gens d’églises plus ou moins francs-maçons (plutôt plus que moins), entreront en masse dans les hautes sphères de la hiérarchie vaticane !.Le 3 juin 1963, le pape Jean XXIII meurt et Paul VI lui succède. Il se fait communiquer le texte du troisième secret, mais comme son prédécesseur il n’en tint aucun compte et fera même pire que lui, puisque le Concile Vatican II adopta plusieurs textes blasphématoires contre la Sainte Vierge ; supprima plusieurs fêtes de la Vierge dans le nouveau calendrier liturgique ; réduisit le culte au strict minimum… et dans les textes votés lors des sessions dudit concile, n’apparaîtront jamais les mots : « Cœur Immaculé de Marie », « Sacré-Cœur », « rosaire », « chapelet »… Bref, l’esprit de satan s’infiltrait dans l’église, lui faisant perdre le culte de Marie et de Jésus pour lui ouvrir une nouvelle ère : celle du culte de l’homme, nouveau et seul dieu dans l’esprit inavoué de ce sinistre concile !.

 

Paul VI se rend à Fatima le 13 mai 1967. On aurait naïvement pensé qu’il révélerait au monde ce qui aurait dû être fait 7 ans plus tôt ; mais déception, il ne fit rien !.
Arrivée à l’aéroport portugais vers 9h30, le pape se rendit en Rolls-Royce (on ne se refuse rien…!) à la Cova da Iria. Il dit la messe moderniste qui se fait depuis Vatican II et à la fin de la célébration, la voyante lui fut présentée. Sœur Lucie lui implora à genoux, à plusieurs reprises, un entretien seule à seul, mais — selon le

 

 

 

témoignage du Père Almeida — le pape refusa en ces termes : « Voyez, ce n’est pas le moment ; et puis si vous voulez me communiquer quelque chose, dites-le à votre évêque (de Leiria) ; c’est lui qui me le communiquera. Soyez bien obéissante à votre évêque ». On ne peut traiter une personne avec plus de mépris !… La voyante se retira donc. Très attristée, elle pleura. Elle qui connaît le troisième secret, sans doute avait-elle de bonnes raisons d’être triste !…

 

audiences : à l’épiscopat portugais, au corps diplomatique, à un groupe de chrétiens non catholiques, mais non à sœur Lucie. Pourquoi ?
Lors de son voyage, il refusa de se rendre à la chapelle des Apparitions située sur l’esplanade même. Pourquoi ?
Tout n’était que discours à la gloire et au culte de l’homme ; comme dans ces paroles lors de son
homélie :

« Hommes, rendez-vous dignes du don divin de la Paix ;
Hommes, soyez des hommes ;
Hommes, soyez bons, sages, ouverts à la considération du bien général du monde ;
Hommes, soyez magnanimes ;
Hommes, sachez voir votre prestige et votre intérêt, non comme étant contraires, mais comme étant solidaires avec le prestige et l’intérêt d’autrui.
Hommes, pensez aux projets de commun bien-être ;
Hommes, recommencez à vous approcher les uns des autres avec la volonté de construire un monde nouveau : le monde des hommes vrais ».

Quelques mois plus tard, sœur Lucie remit une lettre à l’évêque de Leiria qui devait se rendre à Rome pour un pèlerinage. Le 27 septembre 1967, l’évêque remettait donc ladite lettre au pape, qui n’en donna aucune suite, ni verbale, ni écrite… l’a t-il au moins lu ? On ne le sait… ! Quoi qu’il en soit, de 1967 à 1978 Notre-Dame de Fatima est complètement oubliée au Vatican !… Personne, derrière les murs de cette citée ne parlera plus de la Vierge du Portugal.

 

François et de Jacinthe. Sur le premier point, Jean-Paul II dit : « Il n’est ni nécessaire ni prudent de révéler maintenant le contenu du secret » ; quant à la Consécration de la Russie, en communion avec tous les évêques du monde, il ne la fera pas !. Sur le second point, il ne promit rien : « Priez, ma fille, pour que cela se réalise durant votre vie et durant la mienne », lui a t-il répondu.

 

béatification de Jacinta et Francisco Marto, le pape Jean-Paul II chargea le cardinal Angelo Sodano de lire un communiqué de la plus haute importance qui, selon le Vatican, « semble concerner ce qu’on appelle ‘la troisième partie’ du secret de Fatima ». Cet acte fut officialisé le 26 juin 2000 par la publication d’un document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, présenté par le cardinal Ratzinger au cours d’une conférence de presse. L’analyse approfondie du document prouve en fait que le Saint-Siège a délivré au monde un FAUX SECRET !.

.

1941

 

 

 

Juillet-août : En rédigeant son 3ème MÉMOIRE, soeur Lucie mentionne pour la première fois la division du Secret de Fatima en trois parties distinctes : « Le Secret comprend trois choses distinctes, écrit-elle, et j’en dévoilerai deux. »
7 octobre : Au chanoine Galamba qui lui demande de rédiger le Secret, sœur Lucie répond qu’elle n’en a pas encore reçu la permission du Ciel.
Octobre-décembre : Dans le 4ème MÉMOIRE, souur Lucie écrit la première phrase du Secret : « Em Portugal se conservará sempre o dogma da fé », qu’elle fait suivre d’un « etc. ».

 

 

 

1943

 

 

 

Juin : Une pleurésie frappe soeur Lucie et fait craindre au chanoine Galamba et à Mgr da Silva qu’elle ne disparaisse avant d’avoir révélé l’ultime Secret.
Été : Une entrevue mémorable à Valença do Minho : Le chanoine Galamba suggère à Mgr. da Silva de demander à soeur Lucie d’écrire dès maintenant le texte du troisième Secret, puis qu’elle le place dans une enveloppe cachetée à la cire.
15 septembre : À Tuy, Mgr da Silva demande à la voyante de rédiger le Secret.
Mi-octobre : Mgr da Silva lui donne l’ordre formel d’en écrire le texte. Soeur Lucie ressentit alors, pendant presque trois mois, une mystèrieuse et terrible agonie.

 

 

 

1944

 

 

 

2 janvier : À l’infirmerie de Tuy, la TSV apparaît à sœur Lucie, la réconforte et lui confirme que c’est bien la volonté de Dieu qu’elle écrive les paroles de l’ultime Secret
9 janvier : Elle avertit Mgr da Silva que le Secret est rédigé.
Printemps : Elle confie à son directeur son désir de s’entretenir avec le Pape Pie XII.
Mai : le père belge jésuite Edouard Dhanis, publie une thèse qui met en doute l’authenticité du secret du 13 juillet 1917.
17 juin : L’enveloppe contenant le Secret est remise à Mgr da Silva, qui refuse de l’ouvrir.
● Mgr da Silva propose au Saint-Office de transmettre le Secret à Rome qui refuse

 

 

 

1945

 

 

 

8 décembre : Mgr da Silva insère l’enveloppe de soeur Lucie dans une autre enveloppe, cachetée également à la cire, précisant qu’après sa mort le Secret devra être transmis au cardinal Cerejeira, patriarche de Lisbonne.

 

 

 

1946

 

 

 

Jusqu’en 1960 : De nombreux témoignages affirment que le Secret devra être lu au monde en 1960, parce que la sainte Vierge le veut ainsi.
Mai : Elle se rend à Fátima. Il est question qu’elle aille à Rome pour faire connaître le Secret au Saint-Père.

 

 

 

1952

 

 

 

2 septembre : Le P. Schweigl l’interroge notamment sur le Secret.

 

 

 

1955

 

 

 

Mai : Le cardinal Ottaviani s’entretient avec elle et l’interroge sur le Secret.

 

 

 

1956

 

 

 

Fin 1956 – début 1957 : Le Saint-Office réclame une copie de tous ses écrits ainsi que le manuscrit du Secret que Mgr da Silva n’a pas voulu lire.

 

 

 

1957

 

 

 

Mi-mars : Mgr Venãncio porte au nonce apostolique à Lisbonne l’enveloppe scellée contenant le Secret.
16 avril : L’enveloppe parvient au Vatican. Elle fut sans doute placée presque aussitôt par le Pape Pie XII dans son bureau personnel, dans un petit coffre portant la mention “Secretum Sancti Officii”.
14 mai : Mère Pascalina confie à Robert Serrou que le Secret se trouve dans l’appartement du Saint-Père, dans le coffret des « secrets du Saint-Office ».
4 décembre : Mort de Mgr da Silva.
26 décembre : Elle dit au Père Fuentes au sujet du Secret : « Seuls le Saint-Père et Mgr l’évêque de Fátima pourraient le savoir, mais ils ne l’ont pas voulu ».

 

 

 

1958

 

 

 

9 octobre : Pie XII meurt sans avoir lu le Secret.
● Le Père Fuentes publie son entrevue avec Lucie. On la lit partout sans que son authenticité soit mise en doute.

 

 

 

1959

 

 

 

2 juillet : Un rapport anonyme émanant de la chancellerie épis-copale de Coïmbre dénonce l’entrevue Lucie / Fuentes comme étant entachée de fraude. À ce jour, aucun officiel n’a pris ce rapport à son compte.
25 janvier : Jean XXIII annonce la convocation du IIème Concile du Vatican.
17 août : Jean XXIII, à Castelgandolfo, reçoit l’enveloppe du 3e Secret et le lit dans les jours suivants. Il prend la décision de ne pas publier le texte, alors que la Vierge Marie voulait cette publication en 1960 ; mais rien n’est encore annoncé.
● Le monde catholique reste donc dans l’attente unanime et anxieuse de la divulgation du Secret.

 

 

 

1960

 

 

 

Février (?) : Jean XXIII fait lire le Secret au cardinal Ottaviani.
8 février : En dépit du désir exprès de la Très Sainte Vierge, des promesses répétées de l’évêque de Fátima et du Patriarche de Lisbonne, un simple communiqué de l’agence de presse portugaise A.N.I. annonce : Le Vatican fait savoir que le Secret ne sera pas divulgué.
24 février : Jean XXIII jete publiquement la plus infamante suspicion sur la crédibilité du témoignage de soeur Lucie et sur l’ensemble du Message de Fatima. Selon Mgr. Capovilla, Jean XXIII aurait demandé conseil à plusieurs prélats de la Curie, mais le cardinal Cerejeira déclare : « J’affirme catégoriquement que je n’ai pas été consulté. »
17 mai : Mgr Venãncio adresse une lettre aux évêques du monde entier.
Mai-juin : Jean XXIII reçoit Mgr Venãncio.
18 juin : Un article mensonger du P. Caprile, sj, dans Civilta cattolica.
Septembre : On espère à Fátima un geste de Jean XXIII à l’occasion du 13 octobre.
13 octobre : Journée mondiale de prière et de pénitence, à l’initiative de Mgr. Venancio. Le Vatican fit la sourde oreille. Rien ne fut fait.
● Soeur Lucie est officiellement bâillonnée en ce qui a trait au Secret.

 

 

 

1961

 

 

 

● Le Père Fuentes, sur la foi du rapport anonyme de Coïmbre, est démis de ses fonctions de postulateur de la Cause de béatification de François et de Jacinthe.

 

 

 

1963

 

 

 

3 juin : Jean XXIII meurt sans avoir fait de déclaration publique au sujet du Secret.
Été : Paul VI, peu après son élection [21 juin], réclame le texte du Secret.
15 octobre : La revue allemande Neues Europa publie une fausse version du Secret.

 

 

 

1965

 

 

 

● Le Père Alonso est nommé archiviste de Fátima et se dit d’accord avec le rapport anonyme de Coïmbre concernant le Père Fuentes.
13 mai : Le cardinal Cento, légat de Paul VI, présente la Rose d’Or à NDF lui confiant l’Église entière. Dans son homélie, il résume en deux mots le message de Fátima : Prière et pénitence !.

 

 

 

1966

 

 

 

15 novembre : Le nouveau Droit canonique permet à quiconque dans l’Église de parler ouvertement des apparitions sans qu’il soit nécessaire d’obtenir un imprimatur, mais sœur Lucie pour en parler doit avoir la permission directe du Vatican.

 

 

 

1967

 

 

 

11 février : Déclaration du cardinal Ottaviani concernant le Secret.
13 mai : D’après un expert de Fátima, elle aurait insisté en vain auprès de Paul VI pour qu’il divulgue le Secret.

 

 

 

1975

 

 

 

● Après dix années d’étude des documents, le P. Alonso reconnaît que l’entrevue du P. Fuentes, en 1957, rapportait bien les vues de sœur Lucie.

 

 

 

1977

 

 

 

7 juillet : Le cardinal Ottaviani répond à trois questions à propos du Secret.

 

 

 

1980

 

 

 

Novembre : Problématiques déclarations de Jean-Paul II à Fulda (Allemagne).

 

 

 

1981

 

 

 

13 septembre : L’évêque de Fátima se refuse à dire quoique ce soit du contenu du Secret ; il dément les faux secrets s’inspirant du texte de Neues Europa, et précise qu’il avait consulté sœur Lucie à ce sujet.
12 décembre : Le P. Alonso meurt, laissant 14 volumes inédits de documentation sur Fátima. Ses articles et opuscules expriment sa pensée, surtout concernant le 3ème Secret : il s’agirait de la crise de la foi et de la responsabilité de la Hiérarchie à cet égard.

 

 

 

1982

 

 

 

● Jean-Paul II, avant son pèlerinage du 13 mai à Fátima, consulte un prêtre portugais de la Curie et se fait traduire le Secret selon les nuances de la langue.
Mai : Soeur Lucie aurait dit au cardinal Oddi que de son entretien avec le Pape avait résulté la décision de Jean-Paul II de ne pas révéler le Secret, de peur qu’il soit mal interprété. ND voulait pourtant qu’il fut divulgué en 1960.

 

 

 

1984

 

 

 

10 septembre : L’évêque de Fátima déclare à Vienne que le contenu du 3ème Secret ne concerne que notre foi, la perte de la foi.
Octobre 1984 – juin 1985 : Variations du card. Ratzinger au sujet du Secret.

 

 

 

1985

 

 

 

Février : Le P. Messias Dias Coelho relaie la déclaration de l’évêque de Fátima à propos du Secret.

 

 

 

1986

 

 

 

20 janvier : Mgr do Amaral, contraint (?), rétracte ses propos sur le contenu du Secret. Ceux qui savent la vérité ne doivent donc pas la faire connaître ou la laisser deviner…
Juin : Frère Paul Leonard signe l’article : The Plot to Silence Our Lady, in : The Fatima Crusader.
14-19 septembre : Laurentin fait allusion au symposium de Fátima à l’œuvre monumentale du frère Michel mais pour stigmatiser la secte fatimiste.
● Le témoignage du cardinal Oddi sur le Secret et Jean XXIII confirme le fait que Jean XXIII a lu ce document en 1960 et qu’il le scella, parce qu’il n’aimait pas les « prophètes de malheurs ».
● Laurentin édulcore la thèse du P. Alonso, publiée dès 1976, et de nouveau en 1981. L’annonce des déficiences de la hiérarchie et des papes eux-mêmes explique tout.

 

 

 

1987

 

 

 

Avril : Fr. Leonard précise son précédent article par : The [USA] Blue Army Leadership Has Followed a Deliberate Policy of Falsifying the Fátima Message où il évente le faux du magazine Soul (1982) et la désinformation subséquente concernant la consécration que ND a demandée.
● Le Messagem de Fátima rapporte plus vraisemblablement que, d’après le cardinal [Oddi], Jean-Paul II avait passé pratiquement les vingt minutes de l’entretien du 13 mai 1982 à tenter de convaincre Lucie qu’il n’était pas nécessaire, ni prudent de divulguer maintenant le contenu du Secret, vu que le monde ne le comprendrait pas.

 

 

 

1988

 

 

 

● Le cardinal Édouard Gagnon gronde Frère Nicholas Gruner pour avoir publié le rapport de l’Abbé Pierre Caillon. Le cardinal admet avoir parlé à l’Abbé Caillon, et dit que ce rapport n’était pas pour publication.

 

 

 

1989

 

 

 

Février : Mgr Luciano Guerra écrit dans Voz da Fátima que tout est lié au secret de Fátima, dont l’étendue nous semble atteindre les dimensions de la planète.
● Le Secret, selon le P. Freire, ne concernerait que le Portugal. Cette réaction ne viserait pas tant à contrer des esprits déséquilibrés [de la secte fatimiste !] qu’à faire barrage à la thèse du P. Alonso, gênante pour Rome.
● Le cardinal Seper pousse le P. A.M. Martins, sj, à se rallier finalement à la thèse Freire.
Novembre : Fr. Gruner lance une campagne mondiale demandant la libération de sœur Lucie, et encourageant le Saint-Père à divulguer le Secret.
● Le cardinal Oddi : La consécration de la Russie n’a pas encore été effectuée ; il ne sera possible d’exécuter la demande de Notre-Dame qu’après la révélation du Secret.

 

 

 

1990

 

 

 

Août-septembre : René Laurentin annule pratiquement la thèse du Père Alonso, reprise par le frère Michel, en soutenant que le Secret ne vise qu’une époque révolue : 1960 à 1980. Il pousse l’audace jusqu’à publier dans Chrétiens-Magazine un article intitulé : « Le troisième secret de Fatima est enfin révélé », dans le but d’enterrer définitivement ce Secret.

 

 

 

2000

 

 

 

13 mai : Jean-Paul II charge le cardinal Sodano de faire une annonce sur la troisième partie du Secret et charge la Congrégation pour la doctrine de la foi de rendre public le texte officiel.
15 juin : Report au 26 juin de la conférence de presse sur le troisième Secret.
19 juin : Pour enlever toute crédibilité au « vrai » troisième Secret, le cardinal Ratzinger n’hésite pas à traiter soeur Lucie d’affabulatrice dans un interview au quotidien « La Repubblica »
26 juin : Présentation à la presse du « Message de Fatima » dont l’authenticité semble pour le moins très douteux. Beaucoup parlent déjà d’un « vrai-faux » secret !

 

 

 

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